L’alimentation durable, c’est…

Face à l’internationalisation et l’industrialisation massive de la production alimentaire, aux scandales récurrents, au développement de maladies, allergies et intolérances alimentaires, nous sommes nombreux à nous poser de plus en plus de questions sur la qualité de ce qui se retrouve dans notre assiette et sur l’impact de l’industrie agro-alimentaire pour notre planète la terre.

L’alimentation durable est une réponse à ces questions et une mise en pratique quotidienne qui rend l’acte de se nourrir viable sur le long terme, vivable et équitable.

 

Durable pour le corps

Tout d’abord, l’alimentation durable se base sur des aliments qui sont sains pour notre corps. Il s’agit de retrouver le principe premier de la nourriture : donner à notre corps ce dont il a besoin pour fonctionner et se régénérer, sans l’encombrer de produits non naturels qu’il ne peut utiliser pleinement.

Pour cela, il est nécessaire de manger des aliments ressourçants, c’est-à-dire de retrouver les produits de nos ancêtres cultivés naturellement et non transformés. Ces aliments seront consommés crus ou cuits à basse température pour préserver leurs qualités nutritives.

Durable pour la terre

S’il est nécessaire de ne pas polluer notre corps, il est aussi indispensable de ne pas polluer notre terre. L’alimentation durable passe par des aliments qui sont cultivés dans le respect de la terre et du cycle de la nature : des produits de saison, issus d’une production locale la moins énergivore possible.

Durable dans le temps

Enfin, il est nécessaire que ce mode alimentaire soit durable dans le temps : viable économiquement tant pour le producteur que pour le consommateur, vivable dans l’organisation quotidienne : l’achat et la préparation des repas peut se faire rapidement et efficacement et équitablement pour tous – tant pour la planète que pour le corps, tant pour les producteurs que pour les consommateurs.

 

Pistes pratiques

Avec ces principes, il semble évident de se tourner vers l’agriculture biologique et les réseaux courts de distribution. Il s’agit de trouver des produits naturels, de saison et locaux. Le label « bio » est une garantie, mais n’est pas nécessaire si vous connaissez la provenance des produits. Choisir le réseau local, c’est aussi soutenir les petits producteurs de votre région et permettre ainsi une viabilité économique près de chez vous.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour vous approvisionner :

  • directement chez le producteur, à la ferme
  • via une coopérative d’achat
  • via un GASAP (Groupement d’achats solidaires de l’agriculture paysanne)
  • via un panier de légumes (fournis à domicile ou en magasin bio)
  • via un magasin bio

Quelques pistes en Belgique

  • Les Gasap qui mettent en lien un agriculteur et un groupement d’habitants.
  • La ruche qui dit oui  permet de vous réunir pour acheter directement aux producteurs de votre région
  • Coprosain est une coopérative d’agriculteurs wallons présents sur les marchés et dans certains magasins à Bruxelles et en wallonie.
  • Le Bioguide est un guide des points de vente bio à Bruxelles.
  • L’Apaq-w est l’agence pour la promotion d’une agriculture de qualité et son guide des produits bio en wallonie.
  • La belle verte propose une livraison de paniers de légumes à domicile à Bruxelles en en Brabant wallon.

 

Quelques pistes en  France

  • Les Biocoop : plus qu’un réseau de distribution, Biocoop est avant tout un projet coopératif, singulier, qui agit pour une agriculture biologique durable et pour un commerce équitable. Né de consommateurs engagés, le réseau Biocoop s’attache à placer l’éthique et la coopération au centre de son activité et de son développement.
  • La ruche qui dit oui  permet de vous réunir pour acheter directement aux producteurs de votre région.